Philosophy of Life

فلسفه زندگی

خوب بدون تردید زندگی یعنی کوهی از مشکلات، بی انتها
من بعد از تفکر زیاد تصمیم به مهاجرت گرفتم.
از سختی های مهاجرت چیز های زیادی را آموختم در واقع جوانی مثل سیب خام می‌باشد.
سفر من به کشور های مختلف تجربه تکرار نشدنی است.
خیلی چیز ها را فهمیدم ولی هنوز راه زیادی مانده تا به اوج تجربه زندگی برسم.
من در کشور های اروپایی امنیت دارم ولی تصمیم های نا درست این دولت ها در حق پناهندگان زندگی نو پایمان را دگرگون کرده
دولت افغانستان دزد و قاتل است.
نباید کشور های اروپایی با آنها معامله کنند.
اینها میگفتند دموکراسی داریم!!!
بله دموکراسی همراه با تبعیض……..
ولی من ایمان دارم که باید تلاش کنم.
تلاش برای بهتر شدن زندگی من میخواهم میراث خوبی بجا بگذارم.
تربیه ای که از پدر و مادرم آموختم واقعا همیشه در هر مقطع زمان و در هر مکان باعث سر بلندی من شده است.
زحمت های که برای من کشیدن هیچ وقت فراموش نخواهم کرد.
بعضی اوقات هیچ جمله ای در مغزم ترسیم نمیشه بتوانم از گذشته خودم در روی کاغذ تحریر کنم……….. جاوید

There is no doubt that life is a mountain of endless problems.
After many difficulties and much consideration, I decided to seek refuge outside Afghanistan.
I learned a lot from the struggles of asylum. For me, youth is like a raw apple and my trip across different borders is a unique experience, which taught me many things. Still, there is a long way to go.
I am relatively safe in Europe, but the wrong decisions of European governments regarding immigration have had fatal consequences on the lives of those seeking refuge.
If Europwan countries claim to be civilised, they should not trade with the Afghan government which is a thief and a bunch of murderers. Europe says it has democracy but it is a democracy full of discriminations…
I believe I have to persevere. Striving for a better life is the legacy I want to leave behind.
The training I learned from my parents has always made me proud at all times and in all places.
But it was hardships I had to endure which taught me my lessons in life. Sometimes I cannot conceive of words in my mind to be able to write about my past on paper.

Javid

پیام دوستان

.سلام، اسم من حمید است. من از یک کشوری هستم بنام افغانستان اگر کسی معلومات در باره افغانستان ندارد من می‌توانم در باره کشورم برایشان معلومات بدهم، افغانستان را برایشان تعریف کنم. افغانستان معنای کشتار جوانان، افغانستان به معنای اشک مادران، افغانستان به معنای دریای پر از خون بیگناهان, و در آخر افغانستان یعنی درد و فغان

این برایم سخت است که جملات را در باره کشورم نوشته کردم اما این واقعیتی است که در تاریخ نوشته شده است

با فرار کردنم از کشورم به یک کشوری که برای انسان ها یک ارزش و یا یک حقوقی قاعل هستن اما با سپری کردن ۵ سال از زندگیم چند چیز را فهمیدم

:شکمی گرسنه، جیب خالی، قلب شکسته و دور از آغوش پدر و مادر این درس هایست که زندگی به من آموخت

و در آخر مرا ببخشید که با درد و رنجی که از زندگی داشتم شما را آزرده خاطر کرده باشم 😔😔😓
‌‌‌ با احترام حمید ماهر

Hello. My name is Hamid. I am from a country called Afghanistan. If anyone should not have information about my country, I can try to describe what it means to me.

Afghanistan means the killing of young people, Afghanistan means the tears of mothers, Afghanistan means rivers of the blood of the innocent, and finally, Afghanistan means misery and suffering.

It is painful for me to write these words about my country but it is a truth well documented in history.

In escaping from my country to arrive at another where life has value or rights and in passing 5 years of my life [in Europe], I have learnt that a hungry belly, empty pockets, a broken heart, and separation from my parents are the lessons available to me.

I close with an apology that with my struggles and worries, I may have brought you discomfort.

With respect,

Hamid Maher

Le pavillon occupée par des réfugiés

Une dizaine d’Afghans, expulsés du camp de Saint-Denis le 17 novembre dernier, et leurs soutiens occupent le Pavillon, bâtiment situé au sud de l’île.

Il est nécessaire de rappeler le contexte. Ces réfugiés se sont retrouvés sans solution le soir du démantèlement. On se souvient des scènes de chasse à l’homme qui ont eu lieu dans la banlieue nord et qui nous ont glacé le sang. On se souvient de la violence avec laquelle la place de la République a été évacuée.

Depuis ces personnes ont vécu dehors, se cachant pour ne pas être arrêtés, gazés et dépossédés de leurs affaires, évitant tout contact avec ceux-là mêmes qui pouvaient les aider.

Ces dix réfugiés et leurs soutiens ont investi le lieu municipal du Pavillon, voué à des activités associatives.

Dimanche 3 janvier, après les 48 heures réglementaires, elles ont rendu publique l’occupation du batiment.

Il est bon de signaler que le Pavillon, jusqu’à mars 2020, était investi par l’association Initiatives Construites Ilodyonysiennes (ICI, association d’architectes qui a bénéficié de subventions publiques et privées), mais que le bail de trois ans ne leur a pas été renouvelé par la mairie de l’Ile-Saint-Denis, sous prétexte que des travaux de mise en conformité sont nécessaires.

En 2017, il était déjà question d’une maison de quartier avec des activités  : on prévoyait pour la rentrée de septembre, des cours de musique, une ludothèque, un bar à chicha associatif, des cours de menuiserie, production de petits objets pour initier à l’artisanat

Il est bon aussi de signaler que dans le NPRU, nouveau programme de rénovation urbaine (validé en 2019), est envisagée la démolition du bâtiment.

Depuis le mois de septembre, le collectif qui a participé à la réouverture du Pavillon a rencontré des conseillers municipaux pour les alerter de la situation de certaines personnes vivant dehors après avoir été expulsées, et ce à plusieurs reprises.

En particulier, il a été demandé aux élus s’il était possible d’ouvrir un gymnase ou un autre bâtiment pour que les réfugiés puissent avoir un minimum de conditions de vie dignes. La réponse a toujours été la même  : la ville n’a pas de locaux, la ville ne peut rien faire, la ville fait partie des municipalités les plus pauvres et c’est dans les villes de Seine-Saint-Denis que viennent se réfugier les personnes sans toit.

La mise à l’abri de réfugiés ne semble pas incompatible avec les différentes activités associatives passées ou futures.

Affirmons notre solidarité : aidons tous les réfugiés, qu’ils soient victimes des guerres que nous fabriquons, nous pays riches, qu’ils soient victimes de l’économie et de l’empire occidental, qu’ils soient victimes des changements climatiques.

Ne rejetons pas la faute et la responsabilité sur quelques autres plus compétents et mieux équipés en la matière : les riches n’ont jamais rien fait pour les pauvres encore moins pour les pauvres d’entre les pauvres.

Soyons capables d’abandonner un petit peu pour aider nos frères et nos soeurs!

L’Ile Saint Denis: la solidarité n’est pas juste un mot

Qu’est ce tu vois lorsque tu te balades a travers l’île Saint Denis- sur les bords de Seine, en dessous des ponts, à travers les squares et les parcs ? Ici et là, des personnes désespérées se cachent dans des tentes, dans des constructions fragiles, faites de plastique et de bois, derrière des buissons, dans n’importe lequel des trous qu’ils peuvent trouver. Ils tentent d’échapper au froid et aux policiers, qui les pourchassent avec leurs matraques, leurs chiens et du gaz lacrymogène.

Durant les dernières semaines, nous avons pu constater, à plusieurs reprises, que personne n’utilisait le bâtiment du Pavillon en chantier. Qu’est-ce que nous avons vu ? Que les portes étaient restées ouvertes, que les poubelles étaient remplies à ras bord et qu’il y avait des détritus partout. Que les travaux étaient à l’abandon, qu’une odeur nauséabonde de nourriture laissée dans des frigos éteints se répandait partout, que le jardin était recouvert de feuilles mortes, que le bâtiment était franchement moisi.

Triste cliché de nos jours, que de vivre des scènes dignes d’un film de zombie. Ça y ressemble vraiment, une maison abandonnée dont les habitant.e.s ont fui l’Apocalypse. Une maison qui pourrait être un refuge pour échapper au froid et à la menace constante du monde extérieur.

Nous avons investi le bâtiment. Maintenant nous rangeons, réparons des choses et l’on s’organise pour s’entraider avec les voisins. Le pavillon est devenu un toit pour ces personnes qui ont traversé l’hiver dans le froid. Mais aussi nous tenons à ce que le bâtiment ne soit pas abandonné une seconde fois. Dans les prochains mois cela deviendra un endroit ouvert et la vie y reviendra, il sera à la fois une maison de quartier, un lieu de sociabilité, un centre culturel et un vecteur d’entraide et d’organisation pour le voisinage.

Est-ce qu’on aurait dû attendre la fin de la crise du covid? Est-ce que nous devons attendre que les autorités fassent quelque chose?

Pour nous, c’était très clair : d’un côté nous avons des gens sous les ponts qui ont froid et de l’autre côté il y a des bâtiments laissés à l’abandon. Mais le monde institutionnel à une logique différente reposant sur des règles, des budgets, des subventions et des enjeux électoraux.

En suivant la logique officielle, beaucoup de choses restent possibles. On peut construire des centres commerciaux comme Marques Avenue, on peut bâtir en bétonnant des écoquartiers (avec des appartements à prix élevés, quelques arbres en décoration feront l’affaire pour un éco-label), on peut organiser un grand show mondial de jeux olympique à plusieurs milliards d’euros co-financé par Total. Tous ces projets, eux, continuent ; malgré la pandémie du covid et l’urgence sanitaire, contrairement aux « travaux » dans ce pavillon.

Par contre on ne peut pas faire quelque chose qui pourrait aider ceux qui se terrent dans des parcs ou font la manche dans la rue. C’est comme ça que le monde fonctionne, et c’est hors de notre contrôle, nous apprend-t-on.

Nous refusons d’accepter cette logique officielle. Nous ne voulons pas vivre dans un monde de zombie. Nous avons des idées différentes de comment le monde peut être. Nous pouvons investir des bâtiments à l’abandon pour leur redonner vie, aider des réfugiés à dormir au chaud et ne pas mourir d’hypothermie, et se rencontrer avec les voisin.e.s, apprendre à s’aider les un.e.s les autres pour changer les choses.

Nous ne pouvons pas reste assis et attendre que quelqu’un.e enfin fasse quelque chose, nous devons prendre des initiatives. La solidarité n’est pas juste un mot- elle prend vie avec l’action.

feuilles

What do you see when you take a walk around L’Ile Saint Denis – along the river banks, under the bridges, through the squares, the park? Everywhere desperate people hiding in tents, in flimsy constructions of plastic and wood, in the bushes, in any hole they can find. Hiding from the freezing cold, and hiding from the police with their batons, dogs and choking gas.

Over the weeks before the occupation we checked inside the Pavillon several times, we wanted to be completely sure no one was using it. What did we find? The doors left open, rubbish piled up, mould growing everywhere, building work unfinished, foul stench of food left to rot, the garden clogged up with leaves, the building literally rotting.

These days it’s a cliché to say we’re living in scenes from a zombie movie. But that’s just what it seemed like, an abandoned house whose inhabitants have fled the apocalypse. A house that could provide a shelter from the cold and fear outside – at least for a few people, at least for a little while.

So we occupied the building. Now we’re cleaning it up, fixing things, and organising with our neighbours. It is a shelter for some people through this hard winter. But also, we want to make sure it isn’t abandoned again, but in the next months it really becomes open and alive again: a social, cultural and organising space for the neighbourhood.

Should we have waited for the end of the COVID crisis? Should we have waited for the authorities to do something?

To us, it seemed clear: on the one hand, you have people freezing under a bridge, on the other, a building literally left to rot. But the official world has a different logic involving regulations, registrations, budgets, subventions, political deals.

Following the official logic, a lot of things are possible. You can have shopping malls like Marques Avenue, you can build so-called Ecoquartiers (yet more high-price concrete apartments, with a few extra trees), you can organise the multi-billion dollar world spectacle of the Olympics. And all these big-profit projects keep going despite COVID. Yet you can’t do anything to help people sleeping in the park or begging for coins in the street. That’s just how the world is, it’s “beyond our control”.

We refuse to accept this official logic. We don’t want to live in a zombie world. We have different ideas of how the world can be. We can bring empty buildings back to life, bring people out of the cold, get together with our neighbours, help each other, learn from each other, and start to change things.

But then we can’t just sit and wait for others to act, we have to take the initiative. Solidarity isn’t just a word – it comes to life with action.

Political Encounters

Romantic Paris with its violent linings where lie bodies as if they had never dared to venture across lands, mountains, rivers, and people to penetrate borders impenetrable in pursuit of safety. Not life with all its glory is sought; just the hope to live. Not dreams of better, greater, bigger are had; merely the fight to survive. Not hopes of futures radically different from that conceived by colonial ambitions, which continue to take while denying those from whom all rights to life are taken. Where is the land luscious about which the poets rejoice? Afghanistan; the mystical. There is only war. War that devastates. War that colours our streets in bodies and blood. From whence bodies ran; to thence bodies return. Paris, romantic Paris, where bodies line streets as if they had never escaped. What hopes they desire? To live. Just to live. Of what dignity can we speak when even the basic right to life does not exist? Governments sit around tables deciding what is safe and where the undocumented must remain.

So, let us speak in honesty: Why speak of war when years upon years have passed that our young men exist unnamed, unheard, and unspoken of here, right under our noses? Here in Europe they remain and yet Europe speaks of the safety of Afghanistan the very same day when bombs and gunmen devastate an already devastated land of blood and tears. Let us speak honestly of the colonial violence of a system which strategically denies the young men any right to life and thereby to hope? Whose life matters? Not the lives of my kin, evidently, when the only place they can claim is the cold, wet, and piss-soaked sidewalks of the great European progress? Dublin Regulation violently acquires their finger-prints, imprisons them in camps in countries they do not get to choose, savagely discards them outside one borders into another where they must sleep with rats on modern streets of modern European cities. Dublin Regulation forces them to endure beatings, shootings, suffocation by tear gas – all in the hands of the police; that is, to say nothing of all the horrors inflicted by hostile people and vicious climates.

Europe desires to live in comfort and security; but, I ask you, does this not itself necessitate a secure and just condition outside our homes as well as within its bounds? Well, how can we have young men lining our streets with no access to a simple thing as a toilet where they can lay their waste rather than in alleyways and by trees, which exposes rich and poor alike to diseases? Did Europe not once experience the threat of shit on its roads and in its waters?

To live is the very ground upon which life gains meaning, but living comprises of the right to be housed. This is undisputable; and yet, here in the land of progress, development, and modernity, exist many unhoused while houses, many houses, remain empty. No-one comes to Europe after our homes, our jobs, and our women. Europe is literally constructed by another’s home, another’s prospect of work, and another’s right to life, so how can the other come here for what is already theirs? As long as they are denied, we can exist. How can we accept such a condition to life; more so, how can it be that we, rationally, accept this as progress?

Here is where politics meets creativity, mobility, and the theatrics of oppression in pursuit of effective rebellion across borders, cultures, languages, and over walls into homes for the unhoused. Here is where strategic failures of the system is translated to tactical interventions by the encountering of those who have been failed and those who resist the system. Here is where rage is agitated, passions excited, and revolution blossom…ing.